Hébergement d'urgence

 

Le 18 mars 2020, la pandémie nous a forcés à suspendre les admissions au Refuge afin de limiter l’accès à la Maison du Père à un même groupe d’individus et de réduire le nombre d’usagers dans les dortoirs afin de respecter les normes de distanciation sociale recommandées par la santé publique. 

Ainsi, les 194 hommes présents au Refuge ce soir-là ont eu le privilège de conserver leur lit jusqu’à la levée des mesures d’urgence, s’ils respectaient les règles de vie, d’hygiène et de distanciation sociale.

 Au fil des semaines, des lits se sont libérés.  Pour une première fois, l’équipe d’intervention du Refuge travaillait avec un groupe fixe et plus restreint.  Cette situation leur a permis d’approfondir leur intervention et de trouver des solutions avec les usagers afin qu’ils puissent bénéficier de meilleures conditions de vie.

En 3 mois,  28 personnes ont trouvé un logement ou ont été accueillies par un membre de leur famille.

 

Depuis des années, la Maison du Père concentre ses énergies au développement de projets reliés à la stabilisation résidentielle avec accompagnement des personnes en situation d’itinérance.  La pandémie n’a fait que renforcer notre volonté de maintenir cette tendance.  C’est pourquoi le Refuge traditionnel a été transformé, en juillet dernier, en Centre d’accueil et d’hébergement en référencement (CAHR).

Nous avons conservé une partie des lits des dortoirs pour les besoins d’hébergement d’urgence, mais la majorité d’entre eux (96) sont à présent dédiés aux hommes en situation d’itinérance qui acceptent de s’engager dans une démarche de réinsertion sociale et de stabilité résidentielle.

Ils doivent également s’impliquer dans une activité technique de la Maison : service alimentaire, entretien ménager, buanderie, etc.  Ce la représente un premier pas pour se réaffilier socialement

Les participants au programme du CAHR ont un intervenant pour les accompagner dans leurs démarches.  Ils bénéficient également de  tous les services pour combler leurs besoins primaires pour une période de 4 mois (gîte, repas, soins d’hygiène, vêtements, etc.).

Au bout de cette période, ils devront avoir choisi leur plan de stabilisation : intégrer un programme de réinsertion sociale de la Maison du Père ou d’un autre organisme; intégrer une résidence pour aînés ou un centre de soins de longue durée;  intégrer un logement avec ou sans supervision, etc.

 

 

Pour que la rue ait une issue…